Les dix traumatismes du bookworm expatrié

Que tu sois loin de ton pays ou juste curieux de savoir comment les bookworms survivent à l’autre bout de la terre, voici une liste des pires choses qui peuvent arriver quand tu aimes lire, mais que le vent t’a emporté dans d’autres contrées.

1. Quand la seule librairie française (si tu es assez chanceux pour en avoir) ne vend que les classiques destinés aux lycéens ainsi qu’une sélection en rapport avec ton pays d’accueil. Je t’aime, Hong Kong, mais 36 jours dans les ruelles du port aux épices n’est pas forcément la lecture que je cherchais en cet instant. Et le Cid non plus, merci, j’ai déjà assez donné pendant mes études namého !

2. Quand Bookstagram s’affole pour la sortie d’un roman, mais que tu sais que “votre colis a été envoyé” sur Amazon signifie que tu le recevras dans exactement 25 jours, 6 heures et 45 minutes. Pourquoiii ??? oh mais pourquoiiii ? Il y a des jours où 30€ de frais de port pour un livre à 17€ deviennent presque tentant.

3. Quand ta vie est tellement imprégnée d’une autre langue et d’une autre culture que tu as presque l’impression de lire un livre dans une langue étrangère. Non, non, je n’ai pas de dictionnaire à portée de main quand je me mets à la lecture, je ne vois pas du tout de quoi tu parles.

4. Quand tu veux vraiment garder un lien avec ta langue maternelle, mais que les livres en VO sont tellement plus beaux, tellement moins chers, et surtout tellement disponibles au coin de la rue. 7€ pour un livre en anglais qui arrive demain ou 20€ pour un livre en français qui arrive dans un mois ? Hmmm…Qu’en dis-tu, Hamlet ?

5. Quand tu rentres en France une fois par an et que tu sais déjà que 20 kg de bagage, ça correspond à 12 grand format, 18 poches, un pantalon, un T-shirt et trois sous-vêtements. Oui, ma valise est vide, monsieur le douanier, mais vous verrez, à mon retour, vous ne me demanderez plus pourquoi je m’embête à transporter un bagage qui ne sert à rien.

6. Quand tu as envie d’acheter quelque chose d’autre durant ce bref séjour, mais que tu comptes chaque achat en nombre de livres à retirer de tes valises. Je craquerais sur cette paire de chaussures, mais elle va me couter 1.5 poches… hmmm…

7. Quand une liseuse est le choix intelligent, mais que les livres papier c’est tellement beau. Oui, je me doute que je vais me mettre à pleurer la prochaine fois que je déménagerai, mais regarde-moi ces couleurs, sniffe moi donc ce papier (même pas honte, je suis sûre que je ne suis pas la seule personne qui renifle les pages ici), comment résister ?

8. Quand les six livres nécessaires pour rentabiliser les frais de port sur Amazon se transforment soudain en 39 ouvrages. Ajoutons que le petit diable sur ton épaule ne se gêne pas pour te rappeler qu’au fond, ce sont des économies supplémentaires sur les frais de port, alors pourquoi se priver ?

9. Quand tu finis un livre génialissime et que tu as tout de suite envie d’appeler quelqu’un pour en parler, mais que tous les lecteurs que tu connais sont loin, et probablement en train de dormir. Foutu décalage horaire, le fangirling n’attend personne, tu sais ?

10. Quand le vent du voyage sonne de nouveau à ta porte et que tu dois trouver un moyen de déménager 338 livres d’un pays à l’autre. Je vais sans doute souffrir, mais #noregret.


 

Parce que bon, il faut l’avouer, il y a aussi de sacré avantages. Par exemple, tu peux t’installer pour un moment lecture tranquille dans des endroits comme ça :

c’est pas si mal hein ?

4 Replies to “Les dix traumatismes du bookworm expatrié”

  1. Je me reconnais tellement dans tout ça haha!

    1. ça ne m’étonne pas ! quoi qu’au canada ça doit être un petit peu plus facile de trouver des livres en français 😀

  2. Très joli (et marrant) témoignage ! ☺ Et superbes photos 😏

    1. Merci beaucoup hehe ♥♥

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